LA SEMAINE DU SON Avec Arno Fabre, artiste plasticien Du mardi 15 au mercredi 23 janvier (Sauf dimanche) Du mardi au vendredi de 13h à 18h Nocturne jeudi 17 jusqu'à 22h30 Samedi 19 janvier de 11h à 18h Visites de groupes sur rendez-vous Dans le Théâtre Durée de la visite 1h à 2h
Arno Fabre est un artiste éclectique, inclassable. Poétiques autant que réflexives, ses œuvres nous déplacent et nous bousculent dans notre rapport au monde.
Ses oeuvres déploient de telles qualités sonores, visuelles, plastiques qu’elles sont invitées en France et à l'étranger aussi bien lors d'expositions d'art contemporain que lors de festivals de musique, de marionnettes ou d'arts numériques.
Nous lui offrons tous les espaces et recoins du Théâtre pour lui permettre d’exprimer toute la diversité de son travail, sous des formes très différentes (installations sonores, photo / paysage/loi, impressions typographiques / traductions de la Bible etc ...)
Il y aura The Evergreen, Le bélier de l'Homme aux loups, Loup y es-tu ?, Composition pour trois radios,Translations ou du poème Biblique, des surprises et bien sûr ses deux célèbres et « monumentales » installations sonores Dropper01 et Les Souliers. Dropper01 interprètes Bassines, périphérique et chasse gardée installation sonore - 2003/2006 œuvre présentée sur le plateau de la grande salle Durée : 25-30 minutes conception, réalisation et composition musicale > Arno Fabre assistant > Sabine Petit et Olivier Bruggeman programmation max/msp > Arno Fabre et Siegfried Canto conception électronique > interfaceZ - Francis Bras prototype goutteur > art sensitif - Jean-Noêl Montagné
Un orchestre, un jouet fantastique où les pierres et les élastiques produisent la musique qu'interprètent des gouttes d'eau. L'orchestre d'Arno Fabre est une machine merveilleuse née du quotidien et de l'esprit d'enfance.
Dans la pénombre, huit objets-percussions suspendus en cercle : une cymbale, une planchette, un gros élastique rouge, un lithophone, des pots de fleur, un plat à tajine … Au plafond, un réseau de fils et de tuyaux est relié à une machine constituée de 24 "goutteurs". Contrôlés par ordinateur, ils provoquent la chute de gouttes d'eau qui frappent les objets-percussions selon une partition numérique. Les sons acoustiques ainsi obtenus sont amplifiés et diffusés par 4 enceintes.
Rien n'est caché, tout est là dans l'évidence de la présence. Des objets simples, de la lumière, un mécanisme robotique mis à nu, un ordinateur sur une table, et de l'eau. Une présence architecturale pure et dénudée s'impose dans le silence comme dans la musique. Dropper01 a la beauté d'une église romane.
La partition de Bassines, périphérique et chasse gardée ressemble à un grand dessin pointilliste, une empreinte de la pluie dans l'imaginaire d'un compositeur. Lequel nous invite à le suivre de l'autre côté du miroir. L'invitation au voyage est immédiate. Nicolas Charlet, Saint-Faust, le 8 janvier 2008.
Les Souliers installation sonore – 2009 œuvre présentée dans la petite salle du Théâtre Durée : 15 minutes d'après une idée de Sabine Petit et Arno Fabre conception, réalisation et composition > Arno Fabre programmation max/msp > Matthieu Phillipon conception électronique > Francis Bras et Zandrine chiri - interfaceZ
Les Souliersconvoque les fantômes de ceux qui les ont habités … Un étrange mélange oscillant entre danse incantatoire, musique contemporaine et piétinement dérisoire.
Regarder un être en marche est une activité terriblement captivante et instructive… C'est en m'adonnant à la rigueur de cette activité que j'ai rencontré un vêtement de pied, intermédiaire privilégié de notre contact avec le monde : la chaussure ! Mes rêveries m'ont alors conduit à imaginer une installation sonore en charge de révéler ce que je perçois de la marche du monde, un ensemble de chaussures mécaniques : "Les Souliers".
Trente paires de chaussures, sélectionnées sur audition, remplissent cette mission. Qu'elles soient offertes par de généreux donateurs ou chinées au marché aux puces, elles ont toutes connu un pied et ont arpenté le territoire (…)
Une partition numérique guide précisément leurs agitations. L'écriture de celle-ci est autant musicale que narrative. Une approche musicale qui s'appuie évidemment sur les rythmes et les matières sonores de la masse de chaussures. Et un travail narratif qui évoque les errances d'un homme seul, les frottements d'une danse folklorique improbable, les galopades d'une bande de jeunes, la détermination d'une marche militaire ou l'indépendance d'un pas dissident (…)Arno Fabre
Biographie
1970. Limousin. Enfance rurale et heureuse. Il conduit des tracteurs, observe les oiseaux, escalade les vieux murs, écoute la radio, démonte le piano et joue de la batterie.
1990. Paris. Diplôme de l'Ècole Nationale Louis Lumière. Il est photographe. Le besoin d'un rapport physique à la matière, à l'espace et au mouvement le pousse aussi à travailler la pierre, l'architecture et la danse contemporaine.
1994. Avignon. CAP taille de pierres. Il se fait sculpteur et tailleur de pierres pour les monuments historiques.
1998. Grenoble. Poste diplôme d'architecture en terre crue à l'École d'architecture de Grenoble. Il continue ses créations personnelles et ne sera ni maître d'œuvre, ni ouvrier du bâtiment.
2003. Tourcoing. Diplôme du Fresnoy, studio national des arts contemporains. Les oeuvres d'Arno Fabre commencent à être invitées en France et à l'étranger.
Depuis 2005, Toulouse. Il vit et expose dans de nombreux festivals (Genève, Barcelone, Sofia, Florence, Zagreb, Amsterdam, Utrecht, Saint-Pétersbourg, Shanghai...), dessine son parcours parmi tracteurs, robinets, bruits, machines, chaussures, mots textes de loi, poésie, paysage, cloche, loups, urbanisme, musique contemporaine...