Ma langue maternelle va mourir et j'ai du mal à vous parler d'amour

De et par Yannick Jaulin

  • mardi 13 septembre à 20h30

    Salle des fêtes de Nespouls

  • jeudi 15 septembre à 20h30

    Salle des fêtes d'Ayen

  • vendredi 16 septembre à 20h30

    Nouvelle salle d'Allassac

  • samedi 17 septembre à 18h30

    Centre socioculturel municipal Jacques Cartier

CREATION / Coproduction Les Treize Arches 

 

Je continue à fouiller l’identité, mon identité.

Il y a urgence pour moi à parler de langue, de langue maternelle.

De ce qui reste de la mienne, comme outil poétique pour musser mes yeux dans les ailleurs du monde.

 

De notre monolinguisme français si spécifique, de notre héritage de la révolution française qui fait des « autres » langues des outils de la contre révolution.

 

De notre incapacité à utiliser le savoir de l’autre comme une ressource.

 

D’avoir fait de l’humiliation la norme pour imposer le français.

 

De Claude Duneton, le regretté corrézien qui en écrivant son livre « Parler Croquant » parlait de la langue des rois, véhicule des cours d’Europe, cette langue épurée, ce filtre imposant entre les élites du pays et le peuple. L’universalisme français n’a concerné pendant quelques siècles que ces élites.

 

Des dégâts faits par l’éradication des « patois », l’incapacité par exemple à communiquer les émotions et la transmission de ces « tares » aux générations qui suivent.

 

Oui je parlerai à ma façon

Je tenterai même de lessiver la langue avec des cendres de patois carbonisé, de la savonner, en rajoutant de la graisse à ce français liposucé depuis Rabelais.

 

De et par Yannick Jaulin 

Avec Alain Larribet (musicien)

 

Production Le Beau Monde ?

Coproduction Les Treize Arches - Scène nationale de Brive la Gaillarde.