2009
10.06

Le Garage

Du 15 juin au 30 août
Chapelle Saint Libéral et vitrines de Garage
Exposition

Nicolas Valabrègue (sculpteur)

Entrée libre

Nicolas Valabrègue sculpte le bois de cade provenant d’arbres brûlés lors d’incendies dans le Haut-Var où il habite. C’est ce bois dur, imputrescible, riche en essence, très odorant qu’il travaille pour une œuvre qui est “sa” forêt.

Directement sculptée dans le tronc de chênes, de noyers, d’oliviers, de sorbiers ou d’acacias, sans assemblage, il fait surgir une ménagerie imaginaire.

Présent dans des Fonds Régionaux d’Art Contemporain, de nombreuses collections particulières et dans la donation Daniel Cordier faite au Centre Pompidou, nous expose- rons ses œuvres récentes à la chapelle St-Libéral et dans les vitrines du Garage de la mi juin à fin août.

Les jeudis du garage

Les Jeudis du Garage, des rendez-vous réguliers en partenariat avec La Brasserie 21, proposent des rencontres-débats avec des intervenants, acteurs des nouveaux modes de vie et de consommation que l’on nous propose ou prescrit comme un enjeu important en terme d’impact environnemental et d’éco-citoyenneté.
Ces propositions sont-elles des solutions, sont-elles vraiment vertueuses, sont-elles possibles et nécessaires ?

Prochains rendez-vous :
Jeudi 1
er avril : « Le bois énergie »
Jeudi 20 mai :  « Les éco- certifications »
Jeudi 27 mai : « L’avenir des champignons n’est pas qu’en fricassée »

Réservation souhaitable au Treize Arches : O5 55 24 11 13 ou par e mail : billetterie@lestreizearches.com

Le Garage… Le projet

Brive les BoisConstruire des villes à la campagne pour que l’air y soit pur a toujours été un gag mais introduire la nature en ville dans la continuité des espaces naturels ne l’est pas. C’est une réflexion actuelle sur le développement durable, une préconisation de l’après “Grenelle de l’Environnement”, une nécessité pour réintroduire de la biodiversité en milieu urbain.

La petite forêt éphémère annoncée pour fin 2009 dans les jardins de la Guierle sera implantée au cours de l’année 2010 pour amplifier son impact, susciter une réflexion plus large et sans doute pas mal de débats…

Ce sera aussi une expérience inédite sur le ter- ritoire français. Elle sera composée des conifères que l’on trouve en Corrèze et installée grâce à des techniques forestières, restituant ainsi un sous-bois du Limousin.

2010 sera donc pour nous l’année de l’arbre, du bois, de la forêt. Non seulement celle-ci revêt une importance majeure dans l’économie limousine mais aussi dans notre histoire collective passée et à venir.

Nous venons de la forêt, nos racines symboliques y sont ancrées mais très vite elle a représenté “l’envers du monde”, l’envers des cités, une marge géographique, un espace obscur et sauvage soumis à la loi primitive de la nature, un refuge pour les hors-la-loi. Pourtant, nous n’avons pu vivre sans elle et en avons de plus en plus besoin : elle piège le CO2, abrite une biodiversité incomparable, complète les énergies fossiles, offre le matériau pour de nouvelles architectures en bois… et nous permet d’aller aux champignons.

L’étymologie du mot forêt vient de foris qui signifie dehors, d’où découle forain.
A travers des rencontres, des conférences, des ateliers pratiques, des films, des expositions, des événements, des spectacles, nous explorerons dans un programme ouvert à tous, l’univers surprenant des arbres et de la forêt, accompagnés par des acteurs de la filière bois, des historiens, des biologistes, des archéologues, des scientifiques capables, à partir de poussières de pollens, de restituer la composition d’une forêt d’il y a 300 000 ans.

Brive les boisNous apprendrons comment, depuis la préhistoire, nous avons vécu dans, avec et parfois contre la forêt, nomades y puisant nos ressources, puis la défrichant, et devenus cultivateurs-éleveurs, puis artisans et industriels, comment la forêt a abrité une quantité de métiers ignorés. Le couvert forestier au XXIe siècle, en France, est beaucoup plus étendu qu’au Moyen-Âge et gagne du terrain d’années en années.

La forêt a toujours eu un rôle écologique, économique et social. “Poumon vert” de la planète abritant de riches biodiversités, quel est son avenir face au changement climatique, à son exploitation, au retour en force du bois comme matériau de construction, comme énergie de chauffe ?

Exploitation raisonnée de la forêt, traçabilité garantie, commerce équitable ou niches commerciales, que certifient vraiment les labels vertueux apposés sur le mobilier en bois ?

Ce n’est pas la première fois que l’histoire du monde et de l’humanité connaît un changement de climat, que l’activité humaine y ait une responsabilité ou pas. Ces changements obligent des populations entières à migrer vers des contrées plus fertiles, offrant des ressources naturelles. Ainsi les barbares furent des réfugiés climatiques et actuellement des populations entières sont obligées de se déplacer ou le seront. Nous comprendrons comment le climat agit de façon globale sur la composition et l’histoire du monde.

Outre l’exploiter, les hommes ont eu, ont toujours un rapport magique, imaginaire à la forêt, des druides au New-Age, du petit chaperon rouge à Robin des Bois. Nous envisagerons l’imaginaire, les cultes, les symboliques liés à la forêt. Nous n’oublierons pas, bien sûr, les champignons qui n’ont pas que des qualités gustatives en fricassée mais peut-être un avenir dans l’industrie.
Paysagistes, artistes plasticiens, comédiens, architectes, constructeurs, stylistes, seront aussi au rendez-vous pour illustrer d’autres aspects du thème de l’arbre, du bois, de la forêt à travers des ateliers pratiques, des lectures pour grands et petits, un festival de cinéma, une randonnée.

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