2010
05.28

Saviez-vous que la pousse des champignons n’a rien à voir avec la lune, qu’avoir « surpris » l’un d’eux au coin du bois ne l’empêchera pas pour autant de se développer ? Ou encore qu’il n’y a pas que le cep ou la morille dans notre environnement mais plus de 300 000 espèces de champignons de par le monde, et en France environ 3000 dont seulement une trentaine sont réellement comestibles.

Enfin, saviez-vous que fort d’être le plus ancien héritage de notre alimentation -  un champignon semblable à celui que nous connaissons apparaît sur la peinture (1450 av JC) d’un tombeau de pharaon – , il a beaucoup plus à voir génétiquement avec l’homme que l’on ne croit et qu’il réserve régulièrement des surprises aux scientifiques qui l’étudient ? En cela le titre de la rencontre-débat des « Jeudis du Garage » qui s’est déroulée hier soir à la Brasserie 21 allait de soi :  » L’avenir des champignons n’est pas qu’en fricassée ».
Pour venir étayer cette affirmation, Marie-Paule Baussan et Hélène Labat, conceptrices et animatrices de ces Jeudis du savoir environnemental avaient invité Benoît Peyre, micophyle passionné et passionnant, jamais en manque d’anecdotes et d’informations contrariant la plupart du temps les clichés et autres idées préconçues que l’on peut avoir au sujet de l’immense famille des Eucaryotes.

Marie-Paule Baussan avait réservé une surprise à son auditoire en invitant Vincent Floderer, origamiste de génie et féru de champignons qu’il excelle à créer et à inventer entre ses doigts. Où l’on comprend que le pli s’immisce partout dans notre univers, jusque dans les courbes du chapeau du cep de nos campagnes. D’ailleurs, le public a été invité à fabriquer de ses dix doigts son propre champignon avec un serviette de table en papier. Ne demandez pas de quelle espèce il pouvait s’agir, personne ne le sait, pas même Benoît Peyre et encore moins Vincent Floderer.

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