05.04
C’est avec le spectacle » L’homme à tête de chou », vendredi à 20h30 à l’Espace des Trois Provinces que débutera la première édition de DanSe en mai (voir le programme).
« Avec son regard absent et son iris absinthe », la petite garce shampouineuse Marilou rend « fou et à moitié coucou » un type aux grandes oreilles, « moitié légume moitié mec », lequel finira par la faire disparaître sous la mousse, à coups d’extincteur.
L’Homme à tête de chou est un album-concept écrit en 1976 par Serge Gainsbourg. Il y développe une dérision, une liberté et une invention verbale et musicale exceptionnelles.
Alain Bashung était de la même famille musicale, celle de l’élégance morale, de l’exigence artistique, de l’ironie un peu désespérée, oscillant de la même façon entre gravité et légèreté. Au printemps dernier, juste avant de s’en aller « faire un tour de l’autre côté », il a eu le courage et l’élégance d’achever sa part de travail pour le projet chorégraphique de Jean-Claude Gallotta. Il a enregistré les chansons de l’album l’Homme à tête de chou, a lié les différents tableaux de l’histoire de Marilou en une continuité musicale d’une heure dix. « Il l’a fait magnifiquement, dit Jean-Claude Gallotta, sa voix était en pleine puissance, et en pleine intériorité. »
Jean-Claude Gallotta qui aime croiser le fer avec des genres différents (rock, jazz, musique khmer, Bach, Kurt Weill, Janacek, Dusapin, Lully..) retrouve ici ses idoles d’adolescent par lesquels il a découvert la musique. En douze tableaux et avec quatorze danseurs, sous le regard des deux maîtres, mais «leur absence en héritage », Jean-Claude Gallotta se propose de fondre son univers aux leurs, de traiter chorégraphiquement le dépouillement, la violence, le désir, « qu’on perçoive quelque chose, dit-il, de la douleur latente qui parcourait ces deux artistes en même temps que leur formidable énergie ».
Les Treize Arches | le blog


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