2010
04.12

Sébastien Bailly est la cheville ouvrière du Festival de cinéma de Brive – moyen métrage qui se déroulera pour la septième année du 21 au 26 avril. Un rendez-vous incontournable pour tout cinéphile sur lequel revient Sébastien Bailly.POur connaître le programme complet de la manifestation cliquez ICI.

Comment se déroule la sélection des films en compétition ?

Sébastien Bailly : La compétition européenne fait l’objet d’un gros travail de sélection. Beaucoup de films sont inscrits spontanément, mais nous en recherchons aussi nous même, au total ce sont 400 films qui ont étés visionnés cette année pour en sélectionner 21 en compétition européenne.
Ce que nous recherchons ce sont des personnalités derrière les films, une proposition forte que ce soit une fiction, un documentaire ou un film expérimental.
Autour de la compétition nous proposons des rétrospectives et des thématiques. Là aussi nous visionnons beaucoup de films pour retenir une programmation cohérente, riche de films rares, méconnus souvent mais qui font partie soit de l’histoire du cinéma (comme avec la rétrospective Michael Powell cette année), ou qui sont le reflet de la création contemporaine (comme le Jeune cinéma Allemand cette année).
Ces programmations sont composées spécifiquement pour le festival et nous oblige à rechercher les copies des films dans le monde entier mais aussi à produire bien souvent un sous-titrage pour nos spectateurs.

Où en est le festival sur son ouverture à l’Europe ?
S.B : L’ouverture à l’Europe est très concrètes cette année avec une compétition qui était auparavant francophone et qui désormais accueille les films récents des cinéastes européens. Le festival est ainsi l’unique manifestation en Europe consacrée à ce format.
Parallèlement nous continuons à proposer dans les rétrospectives des films du patrimoine européen.
Cette ouverture à l’Europe est indispensable si l’on veut conforter le statut de manifestation d’exception qu’à acquis le festival auprès du public cinéphile, de la profession et de la presse (Télérama, Libération, Les Inrockuptibles, etc…).

Quelles nouveautés pour cette édition 2010 ?
S. B : La nouveauté c’est bien sûr l’ouverture de la compétition à l’Europe qui mobilise des moyens supplémentaires mais qui est aussi le gage d’une manifestation qui maintient son niveau d’exigence et de découverte.
Nous continuons à proposer à notre fidèle public le meilleur de ce que nous savons faire : rendre accessible des œuvres et favoriser la rencontre et le dialogue entre le public et les créateurs.

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