2010
02.09

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2010
02.09

Tout foutre en l’air, la dernière création de la Compagnie du Désordre et de son auteur metteur en scène et comédien Filip Forgeau tient l’affiche du théâtre du Pavé à Toulouse jusqu’au 13 février.
Un spectacle que nous pourrons voir à Brive, au Théâtre de la Grange, les 18 et 19 mars prochains.
Sur le site Le Clou dans la planche, J.O Badia livre sa critique… décapante.
Extraits…
« Côté théâtre, puisque c’en est et du bon, le spectateur ne souffre guère que de la longueur des interventions pleins feux des « acteurs réels » ; justifiées, sans doute, par la recherche d’une manière de mise en abyme et un louable souci de clarté explicative, mais trop discursives et en partie inutiles tant le spectacle en lui-même suffit à porter et le propos et sa force (…) 
Le reste est pur bonheur. Pas de décor, d’accord, puisque pas de moyens pour le spectacle (toutefois coproduit, coréalisé, conventionné et ministériellement soutenu, cf. paradoxes et mise en abyme), mais justement : vouée à la nudité, la mise en scène s’appuie sur une construction spatiale rigoureuse, écrite jusqu’à la moindre virgule, que renforce encore un beau et pertinent travail des lumières. Ce qui ne serait rien si les acteurs n’y étaient : généreux en diable d’une énergie maîtrisée, (dé)mesurant la provocation sur la balance de l’argument et du pur délire (ah, la cocaine-party finale, pour ne citer qu’elle), assumant sans vergogne des caricatures que le trait réel sait alléger à point nommé, tous se donnent avec puissance dans l’incarnation de ces archétypes, tant et si bien qu’on en oublie longueurs et lourdeurs au profit d’une attention que chaque éclat renforce. Allons, le théâtre sait encore être chose politique. Une leçon qui porte.

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