2009
12.04

Hot HouseIl y a du Kafka et du Ionesco tout à la fois dans cette « Hot House » dont on ne sait s’il s’agit d’un hôpital psy, d’une prison-hôpital ou, comme le dit à un moment l’un des personnages,“d’une maison de repos ou de convalescence, ce qui, ajoute-t-il n’est pas la même chose“.

Cette œuvre de jeunesse du prix Nobel de littérature 2005, Harold Pinter, oscille entre drame et humour, cruauté et sadisme, démontrant dans le langage volubile de ces cadres sans cadre, toute l’absurdité d’un monde où la hiérarchie règne en maître, où la névrose fait dire ou entendre n’importe quoi, où le désir de pouvoir rend autiste…

Certes, on rit tout au long de cette fable aux accents « Lynchien » – quelle mis-en-scène ! -, mais d’un rire aigre tant il  renvoi à ce que l’homme peut accomplir de pire au quotidien… pour son avenir.

Hot House, interprétée par la Cie Les Dramaticules, était présentée hier soir par les Treize Arches à l’Auditorium Francis Poulenc.

Reportage photo : Olivier Soulié

Hot House

Hot House

Hot House

Hot House

Après le spectacle

Aucun commentaire.

Ajoutez votre commentaire