2009
11.06

Grand Corps MaladeL’Espace des Trois Provinces a connu un grand moment hier soir avec le concert de Grand Corps Malade. Salle pleine (1700 personnes) et connaisseuse pour accueillir ce poète des temps modernes au mental de résistant.
Et, si l’homme à la béquille ne chante pas, ses mots enchantent à coup sûr. Qu’il évoque sa ville natale, Saint Denis, la banlieue, sa vie et son accident, l’école ou les maux du corps, le slameur à la voix grave touche exactement au cœur, émeut l’auditeur à chaque détour de sa prose…
Rimes fortes et ellipses audacieuses, poésie du bitume et des villes constituent le livre de Grand Corps Malade, un livre ouvert sur le quotidien de nos vies, de sa vie que le succès n’a pas changé. Humble, chaleureux et en totale complicité avec sa bande de musiciens – des très bons -, Grand Corps Malade a prouvé si besoin était que le slam était un style à part entière qui, s’il a poussé dans les ghettos, n’en mérite pas moins ses lettres de noblesse.

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